Obamania

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La capacité de sidération des médias est indiscutablement sans limite. Ainsi, par son « Obamania » compulsive, la sphère médiatique a réussi à faire d’une élection étrangère se jouant entre deux pions du système affairiste mondial un sujet de passion et d’enthousiasme pour les peuples d’Europe et le peuple français en particulier. Il est vrai que le foot et la réalité commençaient à ne plus détourner suffisamment les français des difficultés de leur quotidien et de la noirceur de leur avenir. Il fallait donc un nouveau sujet de diversion et d’artificiel intérêt. Le Messie Obama aura joué ce rôle et l’on voit donc aujourd’hui avec stupeur et incompréhension beaucoup de nos compatriotes se réjouir (ou se navrer d’ailleurs parfois aussi…) de cette élection qui ne changera strictement rien à quoi que ce soit (on peut d’ailleurs même penser que la communauté noire pauvre américaine sera la première à s’en rendre compte…), et surtout pas aux problèmes et dangers qui s’amoncellent sur l’existence des européens.
Car pendant ce temps là, l’industrie automobile annonce des périodes de chômage technique pour compenser la baisse des commandes.
Les parachutes dorés des voleurs et des salauds continuent à tranquillement s’ouvrir. L’insécurité est devenue d’une telle banalité, totalement intégrée par des individus qui la voient comme une fatalité qui ne prendra jamais fin, qu’on ne prend même plus la peine d’évoquer ce sujet. Les plans sociaux s’organisent dans de nombreux secteurs de l’économie.
L’école ne produit plus que des ignares et des barbares.
Laissons donc la géostratégie de café du commerce et les hystéries collectives aux oiseux et travaillons. Le pain sur la planche est de bonne taille, il y en a pour tout le monde.
Nos premiers chantiers sont le développement de médias qui échappent au consensus idéologique totalitaire que l’on voit chaque jour à l’œuvre entre radios/télés et « grande presse », la multiplication des structures communautaires, type Vlaams Huis, qui offrent une alternative concrète à l’atomisation libérale, la mise en place de systèmes éducatifs alternatifs, le développement d’une économie militante basée sur l’éthique et le localisme, la production d’œuvres de véritable contre-culture enracinée et bien sûr, toujours, la formation intellectuelle et politique.
Chaque âme sauvée de la déculturation et des pathologies matérialistes est une victoire plus importante que toutes les élections du monde, surtout celles dont le résultat s’est décidé dans les coulisses de Wall Street.

Pierre Chatov

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